08.05.2011

Periple sud af (IX), de Port St Johns a Hluhluwe

eastern cape -mars 2011_G.JPGC'est une de nos plus longues étapes. Plus de 500 kms ! Pour atteindre la ville de Hluhluwe et visiter le lendemain la réserve éponyme. Une réserve que nous apprécions tout particulièrement. Pour ses paysages et qui nous a toujours livré un spectacle étonnant au niveau de la faune. Ne brûlons pas les étapes, nous en reparlerons.

Nous regagnons les terres par une route sineuse.

En ce lundi matin, nombreux sont enfants et adolescents à marcher le long des routes, habillés de leur costume au couleur respective de leur école. Un vrai camaieu de bleu, jaune, rouge, vert... Images fortes et humaines. Beaucoup sont à nous saluer. Si nous avions un voiture plus grande, avec de l'espace, plus d'une fois, c'est volontiers que nous en aurions pris en stop. Une attitude qui force le respect et devrait inciter à plus d'humilité chez nos générations en Europe ou dans nos pays ''développés''. Plus d'un jeune africain effectue des kilomètres à pieds tous les jours pour se rendre à son école. Souvent avec le sourire. Inimaginable en Europe...

Puis retrouvons la N2 et la poursuivons jusqu'à Hluhluwe. Passons par Port Shepstone.

La séparation géographique correspond étrangement à la division administrative du territoire. En effet, nous quittons l'Eastern Cape pour entrer au Kwazulu-Natal. Au même moment, d'un claquement de doigt, disparaissent aussi les collines verdoyantes et les villages traditionnels qui nous tenaient compagnie depuis notre entrée dans l'Eastern Cape.

 Contournons Durban, la capitale du Kwazulu-Natal et dont nous apercevons au loin la skyline. Intense trafic sur le périphérique. Quel contraste avec nos routes sinueuses, étroites de ce matin et des derniers jours. Les champs de canne à sucre crèvent le paysage. Ils s'étendent à perte de vue.

Arrivons vers 18h00 à Isinkwe Backpackers Bushcamp, notre logement, à 4 km de Hlhuhluwe, au coeur du bush. Depuis notre dernier passage, il y a maintenant 3 ou 4 ans, rien à changer ! Bungalows ou camping au choix, piscine, bar, booma, et possibilité de faire la cuisine par soi même. parfait aussi pour admirer un ciel pur éclatant d'étoiles.

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02.05.2011

Periple sud af (VIII), de Coffee Bay à Port St Johns

Reprenons la route vers 8h30. Et celle des crêtes comme à l'aller. Puis direction Umtata. De là rejoignons Port St Johns à travers un paysage similaire à celui de la veille.

Puis à 20kms avant d'atteindre la côte, le relief se montre plus marqué, les collines aux formes douces cèdent la place à un paysage plus accidenté.

port st johns mars 2011_C.JPGL'arrivée sur Port St Johns se singularise nettement : la route longe une rivière très large qui vient se jeter dans l'océan indien, aux bords sauvages. Une rivière qui a tracé son cours parmi des falaises imposantes. Une eau couleur terre. Car nous sommes après la saison des pluies. Il est difficile à croire que la même eau soit d'un bleu étincelant pendant la saison sèche ! Troublante Afrique... Sans oublier une végétation abondante et envahissante !

Trouvons notre hébergement, une ancienne maison au style colonial en surplomb de la plage. Plus calme, impossible !

Port St Johns présente plusieurs plages, principalement deux facilement accessibles. Baie sauvage battue par un océan au caractère bien trempé ;-)

Port St Johns, par le passé, était un ''spot'' privilégié des surfeurs. Mais voilà le grand blanc est venu troublé la fête. Suite à plusieurs fatals accidents, le surf est désormais interdit à Port St Johns. D'où la popularité de Coffee Bay, totalement sécurisée ou aucun accident n'a été déploré. Normal car la topographie n'est en rien identique.

Dans l'après-midi, explorons les environs, notamment la Silaka Reserve Nature. Ainsi, nous empruntons un chemin qui longe sur les hauteurs la côte, offrant donc des vues époustouflantes sur la côte sauvage. Un décors immuable. On imagine aisément l'effroi des naufragés (très nombreux) au XIX et début XXème siècle, le long de cette côte intraitable ou les éléments naturels se déchaînent sans retenu. 

 notre hébergement ci-dessous

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01.05.2011

Winnie Mandela, l'Opéra qui retrace sa vie

C'est un évènement de taille. La vie de Winnie Mandela, la première femme de Nelson Mandela, est donc mise en scène à travers un Opéra éponyme.

La première représentation s'est déroulée ce 28 avril dans la salle du Théâtre d’Etat de Pretoria avant une tournée mondiale.

Pour le producteur de l’opéra, Mfundi Vundla, les choses sont claires. Il explique que son intention n'est pas de réhabiliter l’image de Winnie Mandela, mais de raconter Winnie, telle qu’un artiste la voit.

Une précision importante car Winnie Mandela, désormais 75 ans, demeure une personnalité controversée.

winnie-mandela-opera-Tsakane Maswanganyi.jpgCependant, pour beaucoup, dans le pays, elle reste - et restera certainement - une icone de la lutte contre l'Apartheid. Faut-il rappeler qu'à l'instar des principaux protagonistes de l'ANC, elle subit brimades, prison et torture.

Une image de combattante qui est, toutefois, ternie par une affaire d'enlèvement d'un adolescent, Stompie Seipei, et l'extrémisme de sa garde rapprochée. Son "Mandela United Football Club" est accusé d'avoir tué plusieurs collaborateurs présumés du régime d'apartheid.

Néanmoins comme le précise le journal britannique The Observer. "Quelles que soient les défauts qu'on lui reproche, la dame de 74 ans reste adulée par des millions de Sud-Africains et fascine toujours autant à travers le monde". Sa popularité ne se dément pas. 

Sur scène, Winnie Mandela sera incarnée par la cantatrice Tsakane Maswanganyi dans "Winnie L'Opéra". L'oeuvre débute en 1997 quand l'égérie des townships, divorcée depuis un an, est appelée à comparaître devant la Commission vérité et réconciliation (TRC) chargée de libérer la parole sur le traumatisme hérité d'un demi-siècle d'apartheid.

A noter que Nelson Mandela n’apparaît jamais dans cet opéra, pas même le son de sa voix.

Winnie Mandela à la premiere, ci-dessous en vidéo.

28.04.2011

Periple sud af (VII), de Cintsa a Coffee Bay

coffee bay -mars 2011_H.JPGNous délaissons à regrets Cintsa, en nous promettant d'y revenir, pour reprendre la N2. Nous passons par Butterworth, la route s'inscrit comme un défilé parmi le relief. Puis vastes plaines à l'herbe tout aussi douce par ses couleurs.

A la bifurcation qui se trouve 20 kms avant Umtata, suivons une route magnifique, qui serpente sur les crêtes offrant des vues panoramiques sur les collines coiffées par endroits de ces villages traditionnels aux huttes colorées. Les animaux sur les bas côtés de la route sont nombreux. Normal, l'élévage est ici une des principales ressources pour les habitants. Sans compter les africains qui longent la route à pieds. Week-end oblige.

A force de changer constamment de direction, car la route se montre très sinueuse, capricieuse, on en perd le nord. Ou, en l'occurrence, le sens de la côte de l'océan Indien qu'il nous tarde maintenant d'atteindre.

Soudainement, au loin, non ce n'est pas un mirage cette fois car les nuages peuvent vous tromper au loin, l'océan ! Puis surgit au détour d'une descente prononcée, la discrète et secrète Coffee Bay, car crique qui se dissimule parmi les impressionnantes falaises qui l'environnent, la cernent même, et qui tombent à pic dans l'océan balayé par des vagues rageuses.

Notre logement, backpacker Coffee Shack, se niche au fond de la crique, en bordure de la rivière. Il faut grimper sur les falaises pour prendre la pleine mesure du paysage, de cette cote sauvage à souhaits et qui s'étend à perte de vue. Une côte qui porte à merveille son nom, surtout à voir ces vagues qui s'abattent avec un bruit sourd opiniâtrement contre les rochers mais qui font le bonheur des surfeurs. Ambiance hippie au programme. Mais soft.

Nous logeons dans les huttes perchées légèrement en hauteur et de l'autre côte de l'embouchure. Mais joignable à pieds depuis le backpacker. Repas délicieux le soir pour un rapport qualité/prix défiant toute concurrence. A Coffee Bay, outre des backpackers, vous trouvez un hôtel.

Discussion au repas avec une sud-africaine engagée dans des programmes communautaires éducatifs. L'éducation pour progresser, nous explique-t-elle, dans l'Eastern Cape, nécessite encore un intense travail de sensibilisation. Preuve de l'organisation ancestrale : tout passe par les chefs de village. Très instructif.

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Le réseau social + fort que Facebook

mxit-south-africa.jpgCela existe-t-il ? En Europe, non ! Mais ailleurs oui ! Preuve en est avec Mxit en Afrique du Sud.

Depuis son lancement en 2003, l’entreprise MXit Lifestyle a conquis 27 millions d’abonnés dans le monde et continue à gagner 40 000 clients par jour, particulièrement auprès des jeunes. Il a été créé par Herman Heunus, un informaticien d’origine namibienne.

Mxit fonctionne par mini messages sur téléphones portables d'un coût bien moins cher que les SMS. Un message sur MXit coûte environ 1 centime, contre 75 pour un SMS classique.

Actuellement, il est en Afrique du Sud, avec 48 millions d'usagers contre seulement 3 millions sur Facebook, le plus important réseau social. Son arme fatale ? Sa parfaite adéquation à un usage sur mobile. Primordial dans un pays qui compte 40 millions de personnes en possession d'un portable, contre seulement  5,5 millions d'internautes.

MXit a des ambitions car l'entreprise envisage, fort de ses réussites, de s'exporter. D'abord au Kenya ou en Indonésie, où 2,5 millions d’abonnés sont déjà conquis.  Avant qui sait l'Europe ou les Etats-Unis ?

Le site internet : http://www.mxit.com/

26.04.2011

Périple sud af, photos de scènes de vie quotidienne

Voici des scènes de la vie au quotidien, la plupart prises sur le vif, donc parfois, excusez la qualité moyenne de la photo... nous sommes au coeur du pays xhosa, une autre série interviendra plus tard...

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23.04.2011

''Cinq ans avec Mandela''

Tel est le titre du livre écrit par Joëlle Bourgois ambassadrice de France en Afrique du Sud durant toute la période de transition démocratique, entre 1990 et 1995. Elle a vécu, de l’intérieur, le passage de l’Apartheid vers la Nation Arc-en-Ciel, et a entretenu une rare relation de proximité avec le dirigeant charismatique de l’ANC. Elle raconte ce parcours difficile mais exaltant dans “Cinq ans avec Mandela” (éd. Robert Laffont).

Sur ce lien, son témoignage sur les ondes de France Info : 5 ans avec Mandela Joëlle Bourgois France Info

21.04.2011

Periple sud af (VI), Beach Boys version SA

Ce matin, à Cintsa, nous profitons d'une matinée tranquille, avant de partir vers midi pour notre prochaine étape, pour marcher sur cette plage immense, à l'eau plutôt favorable à un bain étant donné que c'est l'océan indien.

Au cours de notre promenade, rencontrons ces jeunes sud-africains qui suivent une leçon de surf. L'endroit s'y prête avec des vagues idéales ce matin.

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prochain épisode : au coeur du pays Xhosa & Coffee Bay

19.04.2011

Periple sud af (V), Cintsa, vrai havre de paix

Après cette visite, nous reprenons la route, la N2, notre fil d'Ariane, en passant par Port Elizabeth. A partir de Grahamstown, la route devient véritablement nouvelle pour nous. A partir de là, d'ailleurs, parler de route nationale perd de son sens : celle ci se rétrécit et devient sinueuse. Mais toujours en bon état.

cintsa mars 2011_G.JPGRoute magnifique à travers un relief à la végétation exotique et dense. Enchaînons les ''pass'', soient les cols avant de poursuivre sur une crête avec des vues panoramiques sur les monts et, surtout, vastes plaines semi désertiques, semi savaneuses. Le paysage change à nouveau car nous délaissons le relief pour laisser place à des collines ou la végétation se fait de plus en plus rare. Herbe rase, nuances de vert doux et jaune dorée qui tamisent la lumière crue par moments du soleil.

Puis se dessinent les paysages typiques de l'Eastern Cape avec ses villages aux huttes traditionnelles et aux maisons colorées, essaimés dans la campagne vallonée aux tapis vert qui se déroulent jusqu'à l'horizon. C'est très beau et du paysage se dégage beaucoup de noblesse.

L'Eastern Cape est la deuxième région la plus peuplée de l'Afrique du Sud, après le Gauteng (siège de Johannesbourg) et c'est le pays des Xhosa, la deuxième éthnie la plus importante après les Zoulous. C'est, naturellement, la terre natale de Nelson Mandela.

Arrivons en fin de journée dans ce petit paradis lové à l'embouchure de cette rivère qui donne accès à une plage immense et sublime. Impatients de fouler cette plage qui nous nargue, nous marchons avec en fond un superbe coucher de soleil.

Nous logeons au Buccaneers Lodge & Backpackers, idéalement situé, car sur les hauteurs, d'ou une vue imprenable et panoramique sur les alentours. Bungalow confortable et plein de charme au coeur de la végétation luxuriante. Calme parfait.

Enfin, nous voilà sur la Wild Coast, région qui manquait à notre connaissance. Et que nous souhaitions explorer depuis tant d'années...

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Prochain épisode : leçon de surf et Beach Boys version Sud Af


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17.04.2011

Périple sud af, démonstration des éléphants

Toujours au sanctuaire des éléphants, voici une vidéo d'éléphants qui nous font une démonstration de leurs talents...

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